2010
Travaillant sur le paysage, je me suis aperçu que les gens ne savent pas ou ne voient pas du tout les bunkers. Souvent considéré comme une verrue dans notre paysage j'ai voulu leurs redonner une importance.
Cette intervention a été réalisée de façon à rendre visible l'invisible. Le bunker s'efface.
En effet, il reste présent physiquement mais son intégration dans le paysage ou notre indifférence à ce qui nous entoure laisse ces micro architectures disparaître de notre regard.
Ici le bunker a été emballé de cellophane puis il a été peint.
Le fait de l'emballer n'est pas anodin, je l'emballe et je le «protège » comme on peut emballer un objet.
Le peindre en rose est aussi un contre-pied de sa symbolique liée à ses représentations.
Aujourd'hui, c'est un élément du paysage que l'on connaît peu.
En effet, les générations se succèdent mais la mémoire s'efface jusqu'au moment où l'on ne sait plus bien ce que sont ces bunkers...
Je trouve intéressant de réagir devant cette intervention que de laisser les bunkers s'effacer dans un paysage monochrome.
Tous droits réservés.